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Stratégie Ma santé 2022 et virage numérique : articuler initiatives territoriales et programmes nationaux

Mercredi 08 janvier 2020 Actualités

Retour sur l'édition 2019 des Journées e-Santé 360

Missionné en 2018 (1) pour concevoir le « virage numérique » du plan Ma santé 2022, Dominique Pon,  en assure maintenant (2) la responsabilité stratégique auprès de la ministre de la Santé et pilote la mise en œuvre de la feuille de route présentée le 25 avril 2019. Face aux managers hospitaliers rassemblés pour les Journées e-santé 360, il a rappelé avec force et enthousiasme sa vision de l’urbanisation des systèmes d’information en santé de même que les engagements pris par les pouvoirs publics pour mettre de l’ordre dans ce qu’il appelle volontiers « le bazar ».

La pédagogie de Dominique Pon - déployée au fil des étapes du Tour de France de l’e-santé qui le conduit dans 17 régions entre septembre 2019 et février 2020 (3) - repose sur un simple schéma. Il symbolise une maison qui abrite des services pour les professionnels et des services pour les citoyens, bâtie sur des fondations, les référentiels et services socles. « Ce n’est pas glamour, mais il n’y a pas le choix : on est obligés de commencer par les fondations, comme pour bâtir une maison », lance le directeur général de la clinique Pasteur de Toulouse avant de poursuivre dans l’analogie avec les règles d’urbanisme. « Les pouvoirs publics doivent arrêter de faire des buildings plein champ, et se contenter de faire les couches basses. Ils édictent le code d’urbanisme, délivrent les permis de construire, supervisent la construction des routes, des ponts, du tout à l’égout, de l’électricité… mais ils ne font pas les maisons individuelles » (…) « c’est l’écosystème qui doit créer sur les territoires les outils métier ». Or « dans la e-santé, depuis 20 ans, c’est l’inverse ! » regrette-t-il.
 

« Critiquez, mais participez »


Premier engagement : l’identifiant national de santé. Dominique Pon est confiant : "Nous allons enfin parler du même citoyen quand nous échangeons les données de santé. Le décret est publié, le téléservice de l’assurance maladie est prêt, on passe à la Cnil pour les référentiels, les services de vérification seront prêts à partir du 1er trimestre 2020".

De même, pour ce qui concerne l’identification des acteurs de santé, il assure se concentrer sur le sujet et note avec satisfaction l’arrivée des premières API pour intégrer ProSantéConnect, et de la carte eCPS. Il fait preuve d’une détermination aussi vive en évoquant le sujet des terminologies de santé ou du ROR (Répertoire opérationnel des ressources) pour lequel il veut voir une trajectoire posée avant la fin de l’année.
C’est une doctrine technique complète qui va décrire cette maison, soumise à concertation jusqu’à la fin de l’année. « Critiquez, mais participez », demande Dominique Pon. D’autant plus, qu’une fois publiée, il avertit : « on bosse au moins pendant un an sur cette vision. Et il faudra que tout le monde s’aligne ». Il rappelle d’ailleurs qu’il y aura des outils de mesures de la conformité.

Le DMP : un repository

Attendu au sujet de l’articulation, dans les outils socles, entre le national et le territorial, il explique qu’elle se situe, à ses yeux, au niveau des workflows, précisant par exemple que « MSSanté, espace de confiance de messagerie sécurisée, doit être partout, y compris dans le secteur médicosocial ». Quant au DMP, il expose sa vision d’un « repository », une « brique technique APIsée, qui stocke des données de synthèse médicale, accessible depuis l’ensemble des outils de workflow, des outils citoyens jusqu’aux professionnels ».
En invitant l’ensemble des acteurs à avancer avec humilité et pragmatisme, étape par étape, « comme pour une marche en montagne », il continue à désigner au bout du chemin « une e-santé humaniste » pour laquelle on se sera mis d’accord « sur des valeurs communes et sur une vision commune ».
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